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« Voici bien la figure la plus étrange qui se soit présentée sur le seuil d’une littérature » : c’est ainsi que Charles Monselet introduit sa biographie de Rétif de la Bretonne en 1854. Cette notion d’étrangeté perdure et structure encore aujourd’hui les commentaires que l’on fait de Rétif ; généralement classé parmi les excentriques, les marginaux de la littérature, il a sans doute lui-même contribué à la construction de cette réputation.
Le narrateur des Nuits de Paris se présente en « spectateur nocturne », drapé dans une large étoffe qu’il maintient au niveau du col ; il progresse sur le pavé de Paris avec la lenteur et la sûreté que lui procure, par sa double vue, le hibou qui s’est posé sur son grand chapeau ; l’animal emblématique de la tristesse et de la solitude, son double, perce l’obscurité tandis que le regard au dedans de lui-même, l’auteur abrite toutes les aventures qu’il s’apprête à nous dévoiler. Comme le hibou, s’envolerait-il, s’il déployait les pans de son vaste manteau ?
Souvent présent dans les gravures qui illustrent ses romans, Rétif peut donner de lui l’image d’un narrateur aussi singulier que ses personnages. Mais en se projetant ainsi dans l’image et dans le récit, il jette les bases d’une écriture nouvelle, toujours fondée à partir du sujet, livrant à la fois le point de vue et l’objet, le témoignage et le déroulement de l’histoire. Et, ce qui n’est pas contradictoire, il fut aussi le pionnier d’une écriture naturaliste : ses dessinateurs ont travaillé avec des consignes précises, afin de montrer avec exactitude les milieux sociaux et géographiques qui constituaient le cadre des aventures rétiviennes ; ils ont ainsi brossé le portrait de personnages qui doivent être analysés sous le double signe du romanesque et du réalisme.
L’auteur, au profil reconnaissable, présente sa fille Marion, à la comtesse de Beauharnais. Scène nocturne, éclairée par des flambeaux : Fanny de B. avait fait de la nuit le jour et commençait à vivre vers la fin de l’après-midi. Les coiffures et costumes féminins sont élégants.
Femme de lettres, Fanny de B. tenait un salon ouvert aux écrivains. Elle fut jusqu’à la fin la protectrice de Rétif, ne relâchant jamais sa bienveillance.

Les récits de Rétif mêlent sa vie privée à des aventures imaginaires.
Les gravures renvoient fidèlement à ces deux aspects de l’œuvre. On trouve ici deux représentations liées à son ami Alexandre Balthazar Grimod de La Reynière :
Rétif est invité le 9 mars 1786 au second des soupers qui ont rendu Grimod de La Reynière célèbre ; reconnaissable à son chapeau, qu’il a gardé parce qu’il est enrhumé, le narrateur est assis entre ses amis Louis-Sébastien Mercier et M. de Villeneuve (surnommé Du Hameauneuf dans les Nuits).
Sur l’estampe intitulée « La loueuse de chaises » Grimod de La Reynière apparaît en qualité de héros d’une nouvelle. Le narrateur, témoin de la scène, observe son ami.
Rétif est fier de son rôle de contemporaniste : il fait appel au public pour lui fournir des sujets de nouvelles ; il raconte les histoires de ses amis : les amours contrariées d’A.B. Grimod de La Reynière, les péripéties du mariage de Toustain-Richebourg sont dans Les Contemporaines.
Nous connaissons trois portraits de l’auteur, réalisés à des époques différentes de son existence.
Le tableau le plus ancien, que l’on date de 1776, fut offert à Charles Monselet par le gendre de Rétif, au milieu du XIXe siècle. Les derniers propriétaires connus sont Raymond et Thérèse Clavreuil, qui en firent l’acquisition en 1971.
Ce portrait pourrait avoir été peint au moment du succès du Paysan perverti. L’image d’un Rétif embourgeoisé est inhabituelle, mais pourrait correspondre à l’espoir que ses écrits allaient lui permettre de sortir de sa condition d’ouvrier. Il porte une veste élégante et un jabot de dentelle ; une perruque dégageant le front, à dessus plat, ailes de pigeon et une queue nouée sur la nuque. L‘attitude altière est contredite par le sourire timide, mais le regard vif, habité par sa création, restera reconnaissable dans le portrait gravé par Berthet.
En 1785, L. Berthet grave le portrait de Rétif dessiné par L. Binet.
Les vertus de Rétif sont célébrées par l’avocat bordelais Marandon dans un quatrain inscrit sur le support du portrait :
Son esprit libre et fier, sans guide, sans modèle,
Même alors qu’il s’égare, étonne ses rivaux.
Amant de la Nature, il lui dut ses pinceaux,
Et fut simple, inégal et sublime comme elle.
Les quatre coins de la planche s’ornent de symboles relatifs aux qualités « naturelles » reconnues à l’auteur et à ses origines paysannes : mais tous ont en commun leur participation à la « régénération » qui deviendra bientôt l’une des préoccupations des révolutionnaires.
La ruche et les abeilles, modèles de l’organisation, de l’ordre et de la prospérité, rejoignent la poule et ses poussins, animaux d’élevage, utiles à l’homme.
L’agneau, douceur, innocence pureté, symbolise la renaissance. Quant à la javelle de blé, elle complète à sa manière cette représentation de la vie, le grain étant promesse de résurrection . Chacune des quatre images illustre le rapport de l’homme à la nature ; par son travail l’homme est le héros qui a dompté la nature ; il est le champion de la civilisation.
À ces deux portraits s’ajoute la découverte que fit Claude Seignolle dans les années soixante, chez un brocanteur parisien. « Dans un fouillis du passé , écrit-il, un petit tableau du XVIIIe siècle : huile sur panneau de bois octogonal, montrant un visage d’homme de profil aux traits déjà vus, familiers et malicieux. Grattant la poussière épaisse, je lus avec l’émotion que l’on suppose : Rétif de La Bretonne 1787. C’est le seul portrait de la sorte que nous ait laissé l’homme des Nuits à cette époque de sa vie chaotique et
ardente. Visage que j’achetai aussitôt et que j’aurais payé une fortune mais que j’acquis pour rien : sans doute un cadeau personnel de Restif[…].
Claude Seignolle, Intégrale des romans et nouvelles III. La Nuit des Halles. Paris, Phébus libretto, 2002, p.186.
Ces « visages sources » peuvent être comparés avec quelques représentations modernes, qui nous permettront de mieux approcher le « vrai visage de Rétif de la Bretonne » pour reprendre le titre d’Adolphe Tabarant, un autre de ses biographes.
Un premier logo dessiné par Béatrice Testud a ouvert la revue des Études rétiviennes du n° 9 de décembre 1988 au n° 33 de décembre 2001. Nettement inspiré du portrait de Binet, notamment par le costume, il accentue un peu la sévérité et la tristesse du regard, mais il évoque bien la fin du XVIIIe siècle et ne s’éloigne pas de la représentation habituelle de Rétif.

S’inspirant lui aussi de Binet, J. Laboureur grave un portrait modernisé de Rétif, imprimé en taille-douce chez J.J. Taneur et publié dans un Supplément au spectateur nocturne par Fernand Fleuret. Costume et coupe de cheveux en font un contemporain de F. Fleuret, dont le portrait est d’ailleurs lui aussi installé en second frontispice de ce supplément aux Nuits, que l’on devrait au… petit-fils de Rétif (en 1928 !).

Le nouveau logo dessiné par Pierre Lescault pour la Société Rétif de la Bretonne, est une création de l’artiste et ne correspond pas à un portrait connu ; la silhouette donne au profil une vigueur martiale et affiche Rétif de la Bretonne en médaillon révolutionnaire. Il orne notre revue et nos papiers officiels depuis 2002.

Le visage de Rétif se retrouve tout naturellement au cinéma : Michel Aumont prête son visage à Rétif dans la série télévisée des Nuits révolutionnaires réalisée par Charles Brabant (diffusion sur Fr 3 en octobre et novembre 1989, en 6 épisodes). Figure pleine et souriante, allure débraillée, c’est ainsi que sont perçus les représentants du peuple dans les reconstitutions historiques de l’époque. De sympathiques sans-façon.
En 1982, dans La Nuit de Varennes, drame historique franco-italien d’Ettore Scola, Jean-Louis Barreau incarne Rétif de La Bretonne : chapeau noir à larges bords, manteau sombre. C’est le Spectateur-nocturne en plein jour et en couleur : ténébreux, d’apparence austère, il est confronté (l’Histoire n’en parle pourtant pas) avec son grand rival en amour, Casanova.

Charles Monselet, Rétif de la Bretonne. Paris, Alvarès fils, éditeur, 1854.
Fernand Fleuret, Supplément au Spectateur nocturne de Restif de La Bretonne. Cuivres et bois originaux de Laboureur. Paris, éditions du Trianon, 1928.
Adolphe Tabarant, Le Vrai visage de Rétif de la Bretonne. Paris, Éditions Montaigne, 1936.
Jean-Claude Courbin, « L’esthétique rétivienne », Études rétiviennes n° 22, juillet 1995, pp. 83-131.
Actes du colloque « Rétif et l’Image ». Poitiers 21-23 octobre 1999. Études rétiviennes n°31 décembre 1999.
Claude Seignolle, Intégrale des romans et nouvelles III. La Nuit des Halles. Paris, Phébus libretto, 2002, p.186.
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Nous vous invitons à prendre plus amplement connaissance du programme de notre prochain colloque rétivien :
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Le drame conjugal dans l’œuvre de Rétif de La Bretonne :
désastre intime et enjeux politiques
Programme
Jeudi 7 juin 2012
| 14h 00 | Accueil des participants |
| 14h 20 | Ouverture du colloque par Pascale Auraix-Jonchière, directrice du CELIS, et Nicole Masson, présidente de la Société Rétif de La Bretonne |
| 14h 30 | Introduction au colloque par Pierre Testud (Professeur, Université de Poitiers – Société Rétif de La Bretonne) |
RÊVERIES ET FANTASMES
Première séance
Présidence : Pierre Testud
| 14h 50 | István Cseppentő (MCF, Université de Budapest – Société Rétif de La Bretonne) : « Un modèle conjugal : l’image du couple heureux dans le discours rétivien » |
| 15h 20 | Marie-Françoise Bosquet (MCF, Université de la Réunion – Société Rétif de La Bretonne) : « Le mariage dans les utopies rétiviennes » |
| 15h 50 | Claude Jaëcklé-Plunian (Docteur, Paris III-Sorbonne nouvelle – Société Rétif de La Bretonne) : « Le curieux statut de la demande en mariage dans l’œuvre de Rétif de La Bretonne » |
| 16h 20 | Pause |
| 16h 40 | Yong-Mi Quester (Docteur, Albert-Ludwigs-Universität, Fribourg-en-Brisgau) : « Le thème du mariage dans les Contemporaines du commun : entre tradition littéraire, invention narrative et contexte social » |
| 17h 10 | Claude Klein (Docteur, Université de Strasbourg - Société Rétif de La Bretonne) : « Fétichisme et autres manies sexuelles dans le mariage rétivien » |
| 18h 00 | Spirales conjugales Spectacle-lecture à deux voix proposé par le Théâtre de l’Opossum d’après des textes de Rétif de La Bretonne et d’Arlette Farge Conception et adaptation : Christian Peythieu |
| 20h 00 | Dîner |
Vendredi 8 juin 2012
PERVERSIONS
Deuxième séance
Présidence : Philippe Corno
| 09h 00 | Asma Guezmir (Doctorante Paris-Sorbonne – Faculté des arts et des humanités de la Manouba, Tunisie) : « Le Mariage dans Le Ménage parisien : une relation parodique » |
| 09h 30 | Branko Aleksić (Société Rétif de La Bretonne), « La Dissertation sur le mariage du cordelier libertin dans le Paysan perverti (1775-1782) » |
| 10h 00 | Françoise Le Borgne (MCF, Université Blaise Pascal – Société Rétif de La Bretonne) : « L’intimité dévoyée des ménages : le cas de La Femme infidèle » |
| 10h 30 | Pause |
| 11h 00 | Mary Trouille (Professeur, Illinois State University) : « Quand la réalité dépasse la fiction : les violences conjugales dans Ingénue Saxancour de Rétif de La Bretonne » |
| 11h 30 | Karine Bouveur-Devos (Université de la Côte d’Opale) : « De la Nécessité ou les singuliers mariages dans L’Anti-Justine de Rétif de la Bretonne » |
| 12h 00 | Déjeuner |
JURIDICTIONS
Troisième séance
Présidence : Marie-Françoise Bosquet
| 13h 30 | Nicolas Brucker (MCF, Université de Lorraine – Société Rétif de La Bretonne) : « Le corps marié chez Rétif de La Bretonne : union, séparation, aliénation » |
| 14h 00 | Jean Bart (Professeur, Université de Dijon – Société Rétif de La Bretonne) : « Rétif de la Bretonne et la conception révolutionnaire de la famille » |
| 14h 30 | Philippe Corno (Docteur, Université Rennes II) : « Le démariage dans Le Libertin fixé : une redéfinition du mariage ? » |
| 15h 00 | Clôture du colloque par Françoise Le Borgne et pause |
| 15h 30 | Assemblée générale de la Société Rétif de La Bretonne |
Coordination scientifique :
Françoise Le Borgne
Marie-Françoise Bosquet
Philippe Corno
Le drame conjugal dans l’œuvre de Rétif de La Bretonne : désastre intime et enjeux politiques
Colloque
Parce que la thématique du mariage traverse toute l’œuvre de Rétif de La Bretonne et qu’elle y fait écho aux débats qui précèdent et suivent la légalisation du divorce, le 20 septembre 1792, ce colloque inaugure un programme de recherche de l’équipe « Lumières et romantismes » intitulé « Le mariage en France de 1792 à 1884 : littérature et société ». Observatoire privilégié, du fait de son inscription à la charnière de deux approches antagonistes du mariage (sacrement chrétien puis contrat civil), l’œuvre rétivienne présente également la particularité d’articuler en permanence mise en perspective d’une expérience intime conflictuelle et réflexion plus large sur les enjeux socio-politiques de l’institution conjugale. Ce colloque vise à analyser ces deux dimensions, en questionnant la cohérence ou l’incohérence d’une théorie rétivienne du mariage et la tension qu’elle instaure entre des formes conjugales traditionnelles, fondées sur le primat du collectif sur l’individuel, du masculin sur le féminin, et des formes conjugales plus modernes ouvertes sur l’inclination personnelle et le droit au changement. A partir d’un choix d’œuvres diverses – et pour certaines encore peu étudiées – relevant de genres variés, les interventions des participants mettront en évidence les stratégies d’écriture qui promeuvent ou viennent brouiller la réflexion rétivienne sur le mariage et confronteront les positions de l’écrivain à celles de ses contemporains.
Spirales conjugales
Spectacle-lecture à deux voix d’après des textes de Rétif de La Bretonne et d’Arlette Farge
Conception et adaptation : Christian Peythieu
IADT, salle C3, 51, bd François Mitterrand, Clermont-Ferrand
La Marrie et l’Infâme… « Marrie », bien sûr le mot est faible pour désigner ce qui atteint la femme en « état de mariage », promise, convoitée, séduite, abandonnée, maltraitée, etc... Meurtrie serait plus juste, voire souillée ou détruite. Ce qui pourrait n’être qu’une litanie de postures victimaires est riche de surprises et de rebondissements. La lecture-spectacle consistera à mettre en miroir, sous forme de tableaux ou saynètes le plus souvent dialogués, paroles de la vie réelle, telles qu’elles surgissent des archives recueillies par Arlette Farge, et textes fictionnels sur le thème du lien conjugal et de ses avatars tels qu’ils surgissent de la plume d’un Rétif usant à loisir de toutes ses cordes d’écrivain : du conteur visionnaire, mettant en scène avec féerie les femmes qui « s’évaporent » dans les rues, femmes perdues ou femmes en fuite, au satiriste plein de pugnacité, ou au moraliste sourcilleux, dont le regard stupéfait se laisse prendre au jeu de ce qu’il prétend dénoncer, poussant au paroxysme les postures libertines, lubriques, voire sadiques du mari, parangon de l’horreur et de la terreur... Jouissance de l’infâme ou infâme de la jouissance ? Pour Rétif, conjugal rime avec Mal ; la spirale devient infernale ou abyssale. C’est une autre histoire qui se joue alors, celle de la littérature. Le « vrai » du fait divers ne s’oppose pas au « vrai » de l’écriture, il le nourrit et lui donne chair. C’est encore du vrai mais « du vrai qui est quelque part » (Rétif). Mais où ?...
Contact :
CELIS – Équipe Lumières et romantismes
Maison des Sciences de l’Homme
4, rue Ledru, F-63057 Clermont-Ferrand cedex 1
Secrétariat : Elisabeth Harriet
Elisabeth.HARRIET@univ-bpclermont.fr - 04 73 34 68 44

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La librairie Pierre Saunier, située à Paris dans le 6e arrondissement, présente un bel exemplaire des NUITS DE PARIS comportant la 15e et la 16e partie avec 18 figures, pour la somme de 25 000 euros ; elle possède également deux exemplaires des POSTHUMES, l’un comprenant les quatre frontispices, d’une valeur de 8 500 euros, l’autre sans illustrations, prix non précisé. De beaux ouvrages.
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Thank you, we would be grateful if you would announce the four volume edition available for sale as follows :
Monsieur Nicolas, ou Le Cœur Humain Dévoilé. Mémoires intimes De Restif de la Bretonne, illustrés par Sylvain Sauvage, published by Henri Jonquieres & Co, Paris, 1924.
4 volumes, original paper binding - the binding to volume 1 is torn and chipped along the spine and there is similar but lesser wear to the other three volumes. Please make an offer.
Mark Paterson
Quentin Books
38 High Street
Wivenhoe-by-Colchester
CO7 9BE UK
Phone +44 (0)1206 825433
Fax +44 (0)1206 822990
e-mail : quentin_books@lineone.net
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Fugues, sur France 3 Bourgogne, propose le samedi 2 mai une promenade autour des libertins. Une séquence est consacrée à Rétif. On peut voir l’émission en direct à la télévision ou bien la retrouver dès le 2 mai au soir sur Internet.
Voir en ligne : Fugues
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Nous pouvons visualiser la communauté des rétiviens grâce à une carte où je vous invite à aller vous inscrire, si vous êtes membre de notre Société ou si vous êtes abonné à la newsletter.
Voir en ligne : les Rétiviens dans le monde
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Plusieurs thèses qui concernent Rétif viennent d’être soutenues. Nous vous en proposerons bientôt un aperçu plus détaillé concernant les analyses de notre auteur.
Anne-Rozenn Morel le lundi 3 décembre 2007 à Rennes : "Les fictions utopiques pendant la Révolution française. Enquête sur les interactions entre réalité révolutionnaire et modèles politiques imaginaires".
Sur un corpus de 55 textes utopiques, Rétif est l’auteur de quatre textes, qui sont donc abordés dans la thèse : Le Thesmographe, L’an 2000, Les posthumes, L’an 1788 à 1789 en 1888.
Philippe Corno le mercredi 12 décembre 2007 à Rennes : "Le théâtre et la loi du divorce pendant la Révolution française. Moralisation et politisation d’un mariage désacralisé."
Sur une cinquantaine de pièces de théâtre directement concernées par le divorce, Rétif est étudié pour Agnès et Adélaïde ou le dangereux échange, L’An 2000, Le libertin fixé.
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