Comptes rendus des Assemblées générales
Assemblée générale du 20 juin 2026
Présents : Jean Michel Andrault, David Bordes, Hélène Boons, Nicolas Brucker, Clara et Paul Carriot, Joël Castonguay-Belanger, François Crosnier, Hélène Cussac, Didier Gambert, Yuki Ishida, Claude Jaëcklé-Plunian, Claude Klein, Françoise Le Borgne, Tristan Le Normand, Laurent Loty, Nicole Masson, Crista Mittelsteiner, Pierre Testud, Sylvie Valet, Heiner Wittmann.
Pouvoirs : Clara et Paul Carriot (présents à partir de 15h30), Philippe Jalet, Paul Klaus Schmitz-Otto.
Assemblée générale extraordinaire :
Françoise le Borgne, notre présidente, prend la parole et, après avoir évoqué quelques-uns des moments forts de l’année écoulée, ouvre l’Assemblée générale extraordinaire, dont l’objet est d’approuver une modification des statuts, dont elle fait une présentation détaillée.
La modification ayant été approuvée à l’unanimité, les nouveaux statuts de la Société sont désormais les suivants :
STATUTS DE LA SOCIÉTÉ RÉTIF DE LA BRETONNE
Article 1er : CRÉATION
Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre : Société Rétif de la Bretonne.
Article 2 : OBJET
Cette association a pour objet :
- de reprendre l’action des promoteurs de la première Société Rétif de la Bretonne, qui avait été créée en 1952 mais qui n’avait pu alors se développer en raison du décès de la plupart d’entre eux : MM. Cornevin, Gilbert Rouger, le docteur Genty et James Rives-Childs, à la mémoire desquels il y a lieu de rendre hommage ;
- de développer et de coordonner les recherches relatives à Rétif de la Bretonne, à son œuvre et à son temps ;
- de susciter la publication des éditions critiques de ses ouvrages ;
- de publier une revue intitulée Etudes rétiviennes et un site internet ;
- d’organiser ou promouvoir des manifestations artistiques et culturelles, destinées à favoriser le rayonnement de l’œuvre de Rétif ;
- d’être attentive à la conservation des monuments, édifices, sites pittoresques, etc. rappelant la mémoire de l’écrivain ;
- d’associer les personnes qui, dans tous les pays, s’intéressent aux mêmes travaux ;
- de favoriser la constitution d’un fonds d’ouvrages de et sur Rétif de la Bretonne.
Article 3 : SIÈGE SOCIAL
Le siège social de l’association est au domicile du président ou de la présidente. Le siège peut être modifié par décision du bureau à ratifier par l’assemblée générale.
Article 4 : COMPOSITION
L’association se compose de :
- membres actifs ;
- institutions ;
- membres bienfaiteurs ;
- membres donateurs.
Article 5 : ADMISSION
Pour faire partie de l’association, il faut s’acquitter d’une cotisation annuelle.
Article 6 : RADIATION
La qualité de membre se perd par :
- la démission
- la radiation prononcée par le conseil d’administration pour non-paiement de la cotisation ou pour motif grave.
Article 7 : RESSOURCES
Les ressources de l’association comprennent notamment :
- les cotisations ;
- les ventes au numéro de la revue ;
- les subventions d’organismes divers ;
- les donations manuelles.
Article 8 : CONSEIL D’ADMINISTRATION – BUREAU
L’association se dote d’un conseil d’administration de 12 membres au moins, renouvelable par tiers tous les deux ans par l’assemblée générale de l’association. Le conseil d’administration élit en son sein les membres du bureau ; les membres du bureau sont rééligibles.
Le bureau est constitué de :
- Un président ou une présidente (ci-après désigné le président) ;
- Un ou plusieurs vice-président(s) ou vice-présidente(s) ;
- Un secrétaire général ou une secrétaire générale et s’il y a lieu un secrétaire adjoint ou une secrétaire adjointe ;
- Un trésorier ou une trésorière et s’il y a lieu un trésorier adjoint ou une trésorière adjointe ;
- Un ou des responsable(s) d’autre(s) fonctions(s) si cela paraît utile au conseil d’administration.
Il est renouvelé tous les deux ans, en même temps que le conseil d’administration. En cas de vacance de postes, ceux-ci sont pourvus par la prochaine assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Le bureau dispose de tous les pouvoirs pour assurer la gestion courante de l’association.
Article 9 : RÉUNIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Le conseil d’administration se réunit au moins une fois par an, sur convocation du président. Les décisions sont prises à la majorité des voix.
Article 10 : ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ORDINAIRES
L’assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l’association. Cette assemblée se réunit une fois par an. Les décisions sont prises à la majorité des voix des présents ou des représentés. Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du secrétaire général. La convocation comporte l’indication de l’ordre du jour et un pouvoir pour ceux qui ne pourraient pas venir à l’assemblée. Un membre présent ne peut disposer que de trois pouvoirs.
Le président, assisté des membres du bureau et notamment du secrétaire général, préside l’assemblée et donne lecture du rapport moral annuel de l’association.
Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet ses comptes à l’approbation de l’assemblée.
Article 11 : ASSEMBLÉES GÉNÉRALES EXTRAORDINAIRES
Si besoin est, le président peut convoquer soit sur son initiative, soit sur la demande d’au moins le cinquième des membres de l’association, une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités indiquées par l’article 9 ci-dessus.
Article 12 : RÈGLEMENT INTÉRIEUR
Un règlement intérieur est établi par le conseil d’administration, qui le fait approuver par l’assemblée générale.
Article 13 : DISSOLUTION
En cas de dissolution prononcée par les deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale extraordinaire, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci, et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.
Intégration de nouveaux membres au sein du Conseil d’administration :
On propose l’intégration au sein du CA de François Crosnier et de Magali Fourgnaud.
François Crosnier se présente : il est retraité des finances, après avoir fait des études de Lettres et de Philosophie, et se consacre désormais à la littérature. Il envisage de devenir le trésorier de la Société Rétif de la Bretonne suite au retrait de Sylvie Valet.
Magali Fourniaud est Maîtresse de conférences à l’INSPé d’Aquitaine. Elle en est venue à s’intéresser à Rétif de la Bretonne par le biais de ses recherches sur Fanny de Beauharnais et envisage de s’occuper des Varia dans la revue Études rétiviennes.
Soumises au vote, les deux candidatures sont validées par un vote à l’unanimité.
Il est 14h30 : l’Assemblée générale extraordinaire prend fin.
Composition du Conseil d’Administration :
Suite aux élections, la composition du Conseil d’administration et du Bureau est la suivante :
Présidente : Françoise le Borgne
Présidents d’honneur : Pierre Testud, Nicole Masson
Vice-Présidente d’honneur : Claude Jaëcklé-Plunian
Vice-présidente et vice-président : Hélène Cussac, Laurent Loty
Secrétaire général : Didier Gambert
Secrétaire général adjoint : Heiner Wittmann
Trésorier : François Crosnier
Trésorier adjoint : Éric Frantz
Autres membres : Flora Amman, Jean Michel Andrault, Hélène Boons, David Bordes,
Joël Castonguay-Belanger, Magali Fourgnaud, Yuki Ishida, Claude Klein, Christian Peythieu, Henri Portal, Sylvie Valet.
Soit vingt-et-une personnes.
Assemblée générale ordinaire :
Françoise Le Borgne donne alors la parole à Didier Gambert, secrétaire général, qui présente le rapport moral de la Société pour l’année 2025.
1. Rapport moral
L’année écoulée, une fois encore, a été fertile en événements, notre Société ayant décidé de fêter, ou de célébrer, les quarante ans de son existence.
Cela a pris la forme d’une manifestation double, ou combinée, dans la mesure où le colloque « Rétif de la Bretonne, George Sand et l’écriture du monde paysan », qui s’est déroulé à Clermont-Ferrand du 17 au 18 septembre 2025, a été suivi, après une visite du domaine de Nohant le 19 septembre, d’un week-end anniversaire organisé à Sacy les deux jours suivants.
L’occasion ainsi offerte a permis à de nombreux rétiviens, dont certains étaient venus de fort loin, du Japon en particulier où Rétif compte des spécialistes et des amateurs, de participer au colloque d’une part, et de parcourir les lieux mêmes où l’œuvre de Rétif a trouvé son origine. Nous avons d’abord, le samedi 20 septembre, été accueillis sur place par Crista Mittelsteiner, qui avait organisé l’événement autour de « la grange éphémère » de Sacy ; ensuite David Bordes a conduit une courte randonnée, ou promenade, dans le bourg et sur les coteaux qui l’environnent, tandis que Christian Peythieu, à certains lieux choisis, faisait entendre la prose de celui que nous pouvons nommer « notre auteur », quand bien même il devrait nous échapper toujours. Pour finir, façon de marquer l’événement, nous avons été accueillis par les propriétaires de la ferme de La Bretonne, lesquels ont tenu à marquer leur attachement à la mémoire de Rétif.
Le lendemain, par temps pluvieux, était organisée une visite d’Auxerre, et, en particulier, de l’ex-imprimerie Fournier, ville et lieu dont on connaît l’importance pour Rétif de la Bretonne. Nous avons pu également visiter la maison de la poétesse Marie Noël.
Ce fut donc un week-end anniversaire particulièrement réussi.
Ce week-end rétivien à Sacy constituait une avant-première au festival imaginé par Crista Mittelsteiner, auquel elle a donné le nom de « Les Nuits de Sacy » et dont la première édition aura lieu du 23 au 26 juillet 2026. Le programme, qui vient d’être diffusé, permettra, par sa richesse et sa variété (la littérature se mêle à la musique, à l’histoire locale ainsi qu’à des réalisations plastiques et dramatiques) de plonger les visiteurs dans l’univers, l’œuvre et l’esprit de Rétif.
Souhaitons, de tout cœur, un franc succès à cet événement rare, succès qui permettrait d’en assurer avec bonheur la reconduction ou la pérennité.
La vie de la société, ce sont aussi des changements dans les différentes instances qui en assurent la direction. Ainsi, Sylvie Valet a exprimé le souhait de « passer la main » après avoir occupé les fonctions de trésorière de l’association pendant sept ans. Nous lui adressons à cette occasion nos vifs remerciements pour avoir œuvré à un poste dont on imagine les responsabilités.
Par ailleurs, Claude Jaëcklé-Plunian, après avoir été longtemps la secrétaire générale de la Société, s’occupait depuis quatorze ans de la direction de la revue. Nous tenons à saluer très vivement le travail accompli au cours de ces années, pendant lesquelles la revue s’est imposée à la fois comme une revue savante, mais aussi comme le point de ralliement de la petite communauté des rétiviens. Tous les ans nous attendions la parution de ce petit volume élégant, presque raffiné. Nous savons que Claude Jaëcklé-Plunian, tout en restant très active au sein de la société, entend désormais consacrer son énergie à la réalisation de l’édition critique de La Mimographe, qui fera date.
L’année a été riche également dans la mesure où on a décidé de donner une impulsion nouvelle à l’édition des œuvres de Rétif. Lointaine en effet est l’époque où l’on pouvait trouver sur les présentoirs des librairies, dans la collection 10/18 en particulier, des textes aussi rares que Sara, Les Nuits de Paris (en extraits), Le Paysan perverti, etc.
La société Rétif de la Bretonne, sous l’impulsion de Laurent Loty, a par conséquent réuni plusieurs de ses adhérents, tous unis par le désir de contribuer à mieux faire connaître « le hibou » afin d’organiser une campagne éditoriale. Certains projets sont en cours, ou en voie d’achèvement, d’autres sont encore à venir.
On envisage à la fois de passer par des moyens traditionnels (la publication en édition critique, ou en poche) mais aussi d’utiliser les outils que la modernité technologique nous propose : vidéos, textes lus et enregistrés, etc. La diffusion de l’œuvre de Rétif peut également passer par la scène.
Des projets de longue haleine connaîtront bientôt leur achèvement : l’édition de La Découverte australe par un homme volant, ainsi que celle de La Mimographe sont en bonne voie, et, très attendues, ouvriront sans doute prochainement des perspectives nouvelles aux chercheurs et aux curieux que l’œuvre rétivienne a toujours su attirer.
Par ailleurs, les entretiens menés par Heiner Wittmann sont appelés à se poursuivre de manière à permettre à tous ceux, ou toutes celles qui le souhaitent, de mettre en voix la relation qu’ils entretiennent avec l’œuvre de Rétif.
Pour conclure, on s’aperçoit que l’année s’avère prometteuse et cherche à engager l’avenir : des réalisations et des projets, ainsi que diverses initiatives (week-end anniversaire en particulier) ont permis d’imaginer de nouveaux projets, qui eux-mêmes, sans aucun doute, et par contagion, susciteront de nouvelles idées et réalisations.
À une époque que l’on dit à juste titre marquée par un effondrement de la lecture sérieuse et érudite, et alors que l’avenir de la librairie semble plus que jamais incertain, sans aucun doute faut-il, dans une sorte d’acte de foi, porter haut l’ambition qui était celle de Rétif en tant qu’auteur, et se rappeler, pour y puiser du courage, l’aphorisme bien connu du poète René Char : « à chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d’avenir ».
Mis aux voix, le rapport moral est approuvé à l’unanimité.
Sylvie Valet, notre trésorière présente alors le compte rendu financier de la Société pour l’année 2025.
- Rapport financier
Recettes :
Report du solde antérieur : 8888, 91 euros
Adhésions : 1906, 50 euros
Total recettes : 10 795, 41 euros.
Dépenses :
Frais bancaires : 148, 60 euros.
Les Presses Littéraires : 2680, 64 euros soit :
236, 51 euros pour le stockage de la revue
2429, 07 euros pour la fabrication du numéro 57 des Etudes rétiviennes
15, 06 euros pour l’envoi ultime de revues.
Remboursements divers : 634, 63 euros, soit :
401, 76 euros pour les frais de maintenance informatique
88, 80 euros pour l’hébergement du site informatique
144, 07 euros pour des envois divers
Frais de la journée d’anniversaire de notre société : 531, 92 euros.
Total dépenses : 3995, 79 euros.
Soit un solde créditeur de : 6799, 62 euros.
Recettes :
Elles étaient en 2024 de 12 743, 11 euros. Elles ne sont cette année que de 10 795, 41 euros. Elles sont donc inférieures de 1947, 70 euros à celles de l’an dernier.
Dépenses :
Elles ont légèrement augmenté par rapport à l’an dernier. Elles étaient en 2024 de 3854, 20 euros. Elles sont cette année de 3995, 79 euros.
Les frais bancaires ont baissé. Ils étaient de 176, 10 euros en 2024 ; ils sont cette année d’un montant de 148, 60 euros. Ils retrouvent donc le niveau qui était le leur en 2023. La banque nous a facturé l’an dernier des frais de tenue de compte et des frais de relevés de compte. Cette année, elle nous a prélevé uniquement des frais de tenue de compte (soit 4 fois 29, 65 euros), et une fois 30 euros (pour frais de suivi de dossier administratif et juridique). Ce dernier prélèvement existe depuis 2024.
L’impression de la revue nous a couté un peu plus cher qu’en 2024. Elle était alors de 2406, 07 euros. Elle est en 2025 de 2429, 07 euros. Le montant du stockage de la revue augmente aussi légèrement. Il était de 228, 52 euros en 2024 ; en 2025, il passe à 236, 51 euros. Nous avons enfin payé aux Presses Littéraires 15, 06 euros pour l’envoi ultime de revues. Nous l’avons fait en 2024 pour un montant de : 9, 14 euros.
La Société Rétif de la Bretonne rembourse chaque année des avances, cette année pour un montant de 634, 63 euros. C’est un peu moins que l’an dernier, puisque les remboursements s’élevaient alors à 784, 47 euros. La Société a donc remboursé à sa Présidente 401, 76 euros correspondant au contrat passé avec l’entreprise My little com’ pour la maintenance informatique du site (393, 17 euros l’an dernier) et 88, 80 euros pour l’hébergement du site informatique (70, 80 euros l’an dernier) soit un total de : 490,56 euros. Les remboursements d’envois divers sont moins élevés que l’an dernier. Ils étaient en 2024 de 289, 54 euros. Ils sont cette année de 144, 07 euros.
La Société Rétif de la Bretonne a enfin déboursé 531, 92 euros pour les festivités de son anniversaire.
Adhérents :
Nous déplorons cette année le décès de deux adhérents, mais avons le plaisir d’accueillir 5 nouveaux membres.
En 2025, la Société Rétif de la Bretonne compte 56 particuliers à jour de leur cotisation (ils étaient 60 en 2024) et 25 institutions elles aussi à jour de leur cotisation (elles étaient 26 en 2024), soit un total de 81 adhérents à jour de leur cotisation. Ils étaient 86 dans ce cas l’an dernier. Enfin nous comptons parmi nos membres, un membre donateur (le même depuis des années) et dix membres bienfaiteurs (il n’y en avait que 8 en 2024).
Mis aux voix, le rapport financier est adopté à l’unanimité.
- Les Études rétiviennes
Le moment est particulièrement important cette année, dans la mesure où Claude Jaecklé-Plunian, directrice des Études rétiviennes depuis 2012, met fin à cette fonction au sein de notre Société, et effectue un bilan de son activité d’éditrice. Au cours de ces années, la revue a fait la démonstration de sa place centrale dans la réflexion portant sur l’œuvre de Rétif de la Bretonne. Elle a su également s’adapter aux exigences du monde contemporain, en intégrant le fonds Gallica de la BNF. Claude Jaëcklé-Plunian, à qui nous rendons un grand hommage, a ainsi préparé une transition qui se présente sous les meilleurs auspices.
Hélène Cussac, nouvelle responsable de la revue, prend alors la parole et rend d’abord hommage à ses deux prédécesseurs, Claude Jaëcklé-Plunian et Pierre Testud, avant d’entrer dans le vif du sujet, à savoir les évolutions qu’elle compte proposer pour la revue.
Dans un premier temps, le comité éditorial a été redéfini grâce à un vote en ligne du Conseil d’administration : Joël Castonguay-Belanger est désormais directeur adjoint de la revue ; Magali Fourgnaud prend en charge la rubrique des varia ; Françoise le Borgne et Laurent Loty demeurent responsables de la rubrique « Les mots de Rétif » ; Jean Michel Andrault poursuit sa rubrique de bibliophilie ; Heiner Wittmann prend en charge les notes de lecture.
Le comité s’est réuni une première fois le 30 avril 2026, réunion au cours de laquelle un certain nombre de décisions ont été prises.
Il a été ainsi décidé que la revue doit parvenir effectiviemnet en décembre aux adhérents, ce qui implique que le tapuscrit ne varietur doit être adressé à l’imprimeur au plus tard le 15 octobre. Les articles prévus devront ainsi parvenir suffisamment tôt aux responsables de la revue.
Le changement principal concerne la rubrique « Vie de la Société », devenue incompatible avec la scientificité attendue d’une revue savante. Il est proposé de diffuser les nouvelles au fil de l’eau grâce à des lettres d’information qui parviendraient aux adhérents par voie numérique. Soumise à la discussion, cette suppression suscite un débat nourri où s’opposent deux visions : la totalité des revues savantes et scientifiques ont procédé ainsi, il y allait de leur sérieux et de leur crédibilité ; d’un autre côté on déplore le fait que des informations importantes pour la vie de la Société seront ainsi plus difficiles à consulter, et ne parviendront pas aux adhérents qui n’ont pas communiqué d’adresse mail.
Joël Castonguay Belanger se chargera de la réalisation et de l’expédition la lettre d’information destinée aux adhérents avec le soutien d’Hélène Boons, d’Hélène Cussac et de Françoise Le Borgne.
Mise aux voix, la suppression de la rubrique « vie de la société » est actée par 8 voix pour, 0 contre et 6 abstentions.
On aborde la question des envois à l’étranger, devenus extrêmement coûteux en raison de l’abandon par la Poste du tarif livres et brochures. David Bordes se chargera de ces envois, que l’imprimeur refuse de prendre à sa charge.
On s’inquiète également des stocks de la revue. Deux palettes, dont on ne connaît pas le contenu exact, sont stockées chez l’imprimeur. Il serait bon d’en réaliser un inventaire. La question se pose alors de ce qu’il convient de faire de ces numéros : est-il possible, souhaitable, de réaliser des opérations « promotionnelles » ?
Ces points étant épuisés, on passe à l’examen du programme des prochains numéros de la revue.
Prochains numéros de la revue :
Le n° 58 (2026) sera consacré aux Actes du colloque de Clermont (George Sand-Rétif de la Bretonne et l’écriture du monde paysan) et comprendra 9 articles portant sur l’un et/ou l’autre auteur.
La rubrique Varia comprendra un article portant sur les couleurs chez Rétif, par Aurélie Ripol.
Le n° 59 (2027) portera sur « l’univers sonore de Rétif ». Dix-huit propositions ont déjà été reçues.
Le n° 60 (2028) s’intéressera à la question de « Rétif et la sociabilité ». On envisage d’ores et déjà d’organiser à Bordeaux un colloque, ou une journée d’étude.
Le n° 61 (2029) célèbrera la parution de La Découverte australe par un homme volant, dont l’édition est réalisée par Laurent Loty.
Le n° 62 (2030), dans la continuité des réflexions suscitées par la parution de La Découverte australe, abordera le thème de « Rétif et les sciences ».
- Les tarifs, adhésion et revue :
Les tarifs n’ont pas connu d’augmentation depuis bien longtemps, alors que les coûts liés à la publication et aux envois de la revue ont été alourdis. Envoyer un exemplaire de la revue à l’étranger se fait désormais quasiment à perte si l’on ajoute le coût de l’impression et de la reliure aux 18€ d’envoi à l’étranger.
Il est donc proposé de modifier les tarifs à compter de l’année 2027 :
On passe ainsi de 30 à 35 euros pour les particuliers.
De 45 à 50 euros pour les membres bienfaiteurs.
On devient membre donateur à compter de100 euros.
Le tarif pour les institutions est porté à 40 euros.
Celui pour les étudiants et demandeurs d’emploi reste inchangé, à 15 euros.
La question de la défiscalisation se pose de nouveau. Toutefois, la Société Rétif de la Bretonne n’étant pas reconnue d’utilité publique, il sera sans doute très difficile de proposer cette opportunité à nos adhérents.
Dans la mesure où la question des coûts reste d’actualité, on se pose la question du tirage de la revue : mais effectuer un tirage moins important (il est actuellement de 200 exemplaires) renchérirait le coût de l’impression et ne permettrait pas de faire des économies.
Mises aux voix, les modifications proposées sont adoptées à l’unanimité.
- Festival : « les Nuits de Sacy » (23-26 juillet 2026) :
Le festival, organisé par Crista Mittelsteiner (lesnuitsdesacy.com), a connu quelques moments difficiles, mais peut s’appuyer sur la participation des habitants de Sacy et de Vermenton.
Il nécessite la mise en place d’une logistique non négligeable dans la mesure où interviennent des comédiens et lecteurs. Il est également nécessaire de mettre des logements à la disposition des différents intervenants.
Une cagnotte a été mise en ligne via helloasso (le lien a été diffusé à tous nos adhérents disposant d’une adresse numérique) permettant à celles et ceux qui le souhaitent d’apporter leur soutien aux « Nuits de Sacy ». Il est en effet question de verser 760 euros de droits à l’INA rien que pour la diffusion du documentaire de 1076 sur Rétif avec Emmanuel Le Roy-Ladury.
Au cours des débats on envisage, pour les prochaines sessions du festival, de demander une subvention à la SFEDS.
- Le site et les entretiens de Heiner Wittmann :
On rappelle que les vidéos réalisées par Heiner Wittmann sont consultables sur le site et qu’un programme va être lancé afin de solliciter d’autres intervenants. Claude Jaëcklé-Plunian sera la prochaine à intervenir.
- Publications nouvelles :
La discussion porte sur les différentes propositions qui ont été faites par Laurent Loty lors de la réunion du 2 juin afin d’améliorer la visibilité de Rétif et de son œuvre et de préparer le tricentenaire de la naissance de Rétif. Ces propositions ont été diffusées aux adhérents. On évoque en particulier un programme d’édition en langues étrangères.
On décide d’organiser un séminaire régulier sur la question des éditions rétiviennes. Réalisé en visioconférence il aura lieu de préférence le samedi, et permettra aux différents groupes (éditions, traductions, éditions en collections de poche, adaptations) de faire progresser leurs actions respectives.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 18h10.
